Famille : Asteraceae

Autres noms : souci officinal, souci des jardins, fleur de tous les mois

Description et habitat

Le calendula est l’une de ces plantes que l’on reconnaît au premier regard. Ses capitules floraux d’un orange lumineux, parfois jaune pâle selon les variétés, illuminent les jardins de mai jusqu’aux premières gelées, ce qui lui a valu son nom populaire de « fleur de tous les mois ». La plante est annuelle, dressée, légèrement velue et collante au toucher en raison de la présence de poils glandulaires sécréteurs de résine. Elle mesure généralement entre 30 et 60 cm.

Originaire du bassin méditerranéen, le calendula est aujourd’hui cultivé dans les jardins du monde entier. Il affectionne les sols bien drainés et les expositions ensoleillées. On ne le trouve pas à l’état vraiment sauvage sous nos latitudes, c’est une plante de jardin et de culture, ce qui simplifie son identification.

Parties utilisées

Les capitules floraux, récoltés en pleine floraison par temps sec, de préférence le matin après l’évaporation de la rosée. La récolte s’effectue régulièrement tout au long de la floraison pour stimuler la production de nouvelles fleurs.

Formes disponibles

Extraits aqueux et hydroalcooliques : les fleurs séchées se préparent en tisane ou entrent dans la composition d’extraits hydroalcooliques (teinture-mère, EPS). Ces formes permettent d’extraire les composés hydrosolubles : flavonoïdes, polysaccharides, acides phénoliques.

Extraits huileux : le macérat huileux est obtenu par macération des capitules dans une huile végétale. Il extrait les composés liposolubles de la plante, notamment les caroténoïdes, les triterpènes et les résines, et s’utilise exclusivement en usage cutané.

Composés notables

Les caroténoïdes et les triterpènes, composés liposolubles, se retrouvent principalement dans le macérat huileux. Les flavonoïdes et polysaccharides, hydrosolubles, sont mieux représentés dans les extraits aqueux et hydroalcooliques.

Propriétés et mode d’action

Le calendula est avant tout une plante de la peau.

Sur la peau, le choix de la forme galénique conditionne directement les principes actifs disponibles et donc l’effet attendu.

Le macérat huileux est la forme de référence pour l’usage cutané. Il extrait sélectivement les composés liposolubles de la plante : les triterpènes (faradiol, arnidiol), puissants anti-inflammatoires locaux qui inhibent les médiateurs de l’inflammation au niveau tissulaire, et les caroténoïdes, qui contribuent à la protection cellulaire et à la régénération tissulaire. C’est la forme à privilégier pour les peaux réactives, les irritations, les plaques d’urticaire, les démangeaisons et la cicatrisation des petites lésions cutanées.

Sur les muqueuses, les extraits aqueux et hydroalcooliques exercent une action apaisante et cicatrisante sur les muqueuses irritées ou inflammées. Cette propriété explique l’usage traditionnel du calendula en gargarismes dans les inflammations buccales et pharyngées.

Indications selon l’EMA (agence européenne du médicament)

Précautions d’emploi

Le calendula est remarquablement bien toléré et convient aux peaux les plus sensibles.

En cas de doute ou de traitement médicamenteux en cours, l’avis d’un professionnel de santé ou d’un pharmacien reste conseillé.

 

Fiche rédigée par Claire Poirier, experte en bien-être naturel et écologie pratique.


Références utilisées pour cette fiche

 

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